
La Lithothérapie
Des cristaux dans nos cellules
Utiliser des minéraux pour se faire du bien n’a rien d’une nouveauté. C’est probablement quinze mille ans avant notre ère que la lithothérapie serait née, lorsque l’homme préhistorique recherchait dans le minéral force, protection et fécondité. Mais ce sont les égyptiens, trois mille ans avant Jésus-Christ, qui ont organisé le symbolisme des pierres : leurs couleurs et leurs emplacements sur le corps gagnent alors en signification et en précision. En Chine, en Inde, mais aussi en France au Moyen Age, on les utilisait quotidiennement. Aujourd’hui, intégrée dans les thérapies énergétiques, la lithothérapie suscite un intérêt croissant, souvent mêlé d’interrogations, voire de cynisme.
Comment un objet inerte peut-il faire de l’effet ?
Le monde minéral est à l’origine de l’univers. Nous considérons qu’il existe dans notre corps une trace de toute notre histoire, y compris celle-ci. Ceci explique la présence de sels minéraux, mais aussi la présence de petits cristaux dans les noyaux de nos cellules et dans notre cerveau.
Une pierre extérieure pourrait avoir un impact sur la mémoire profonde de nos cellules, avec lesquelles elle entrerait en résonance apaisante. Partant de ce principe, son contact nous serait bénéfique. Contact qui peut être physique (en la portant sous forme de bijou, en l’ayant dans sa poche, en la tenant à la main), mais aussi psychique (la pierre devenant un support de méditation, ou étant mise en place sous forme de mandala, une manière spécifique de disposer les pierres dans une pièce).
Mais si les pierres trouvent en nous un écho susceptible de nous détendre, peuvent-elles pour autant prétendre soigner ?
La physique quantique l’a montré. La matière qui nous apparaît comme solide est en réalité constituée à 99,99 % d’espace vide baigné d’énergie. Or, cette énergie est animée de vibrations dont les fréquences varient selon les objets. « La lithothérapie cherche à capturer cette force spécifique des pierres pour améliorer la vitalité d’un organe, soit en lui apportant de l’énergie, soit en y dispersant l’énergie en excès », explique la thérapeute Galya Ortéga, qui les utilise lors de ses massages.
Le biophysicien suisse Walter Stark va dans la même direction. Selon lui, les vibrations électromagnétiques des pierres précieuses seraient analogues aux vibrations cellulaires du corps humain, ce qui expliquerait leur pouvoir de régulation des cellules de l’organisme. Là où l’acupuncteur travaille avec un outil très simple (une aiguille) sur un système très complexe, le lithothérapeute travaille avec des outils complexes (une multitude de pierres) sur un système énergétique simplifié.
Celui-ci se résume le plus souvent aux sept chakras principaux (centres d’énergie en médecine indienne) et parfois à quelques méridiens. Petite sœur de l’acupuncture, mais aussi de la chromothérapie, qui traite par les couleurs, et de la magnétothérapie, qui utilise l’énergie des aimants, la lithothérapie va se servir des pierres de manières multiples.

